Né sous un signe sein-gulier

Alors voilà ce que je vais te dire : le 20 juin mon fils est né. Il était désiré, mais pas attendu. On m’avait dit d’oublier l’espoir. On m’avait dit que mon corps était en friche. Sache que les friches ne sont pas des terres mortes. Ce sont des terreaux sauvages, fragiles, mais des champs de possible. Je ne sais pas combien de temps encore je pourrai allaiter, mais je sais une chose : l’enfant tète aujourd’hui car la mère s’est entêtée à vouloir le nourrir de son sein rescapé.

Maman a un cancer, Les ados et la maladie de leur mère

Pour ma mère, c’est allé très vite », commence Dario. « On a appris le mardi qu’elle avait un cancer du sein et le vendredi elle était opérée. Je n’ai pas eu le temps de réagir. Le cancer, je ne connaissais pas. C’était quelque chose d’irréel, que je voyais à la télé.

Cancer du sein : Un cancer qui se conjugue aussi au masculin

Si il est considéré comme « féminin », le cancer du sein concerne également, une centaine d’hommes, ce qui représente environ 1% des 54 000 cas de cancers du sein recensés chaque année en France.

Elles cachent le cancer, « On devient différent, ça éloigne les gens ! »

« Pendant quatre mois, je n’ai pas dit à mes deux garçons (9 et 11 ans) que j’avais un cancer » raconte Laurène. « À la limite, je pensais presque que ça allait les tuer. Ça m’a demandé beaucoup d’efforts de le cacher mais ils ont quand même senti que quelque chose n’allait pas. Quand je leur ai dit finalement, parce que c’était intenable, ils me sont tombés dans les bras. »

Soignante: Stéphanie Louis-Joseph « être là pour mes patients ».

Infirmière auprès des patients depuis une quinzaine d’années, Stéphanie Louis-Joseph est désormais la coordinatrice générale de la Clinique médico-sociale.